Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération".
Nicolas de Rouyn



lundi 24 avril 2017

Mes magnums (33),
le père de tous les champagnes rosés

Dom Ruinart, rosé 1998 



Ce qu’il fait là 
On peut avancer sans risque d’erreur que l’historique maison Ruinart a inventé le champagne rosé. D’anciens livres de comptes portent la trace de bouteilles d’un vin « œil-de-perdrix », la V1 du rosé. Qu’on appelait aussi blanc taché, mais ailleurs et il y a longtemps.

Pourquoi on l’aime 
C’est un grand champagne rosé, au niveau des plus grands avec une personnalité qui lui est propre. La personnalité d’un rosé se définit en deux temps : la couleur et la palette aromatique. Sur les deux items, Dom Ruinart frappe fort.

Combien et combien 
2400 magnums, 550 euros le magnum

Avec qui, avec quoi 
À ce niveau (de prix entre autres), je n’ai pas tellement envie de l’assembler à quoi que ce soit. Une amie très chère, peut-être. Mais alors, très, très.

Il ressemble à quoi 
À une sorte de chef d’œuvre de compagnon, l’exercice de style ultime, celui qui pose son homme et le propulse au sommet de la gloire.

La bonne heure du bonheur 
Je vois ça très bien avant de passer à table en conservant une moitié du magnum pour l’après-dîner, sauf foule de convives. Voilà un mode d’emploi qui me paraît assez raffiné.

Le bug 
Il paraît qu’on n’a pas tous 550 euros à claquer dans une bouteille de champ’. Même un magnum. En plus, il en faut deux.

Ce qu’en dit le Bettane+Desseauve 
Rosé de grande expression où le fruit s’efface pour donner place à un bouquet brillant et complexe et où la bouche s’épanouit avec une délicatesse veloutée et ultra racée. 17,5/20


Ce texte a été publié sous une forme différente dans ENMAGNUM #06.
Il fait partie de la série "Interviews de magnums".

Toutes les photos de cette série sont signées Fabrice Leseigneur.

Voici ENMAGNUM #07, en vente chez votre marchand de journaux depuis quelques jours :